La FECQ et la FEUQ tentent de secouer l’image de grève et de la confrontation qui leur colle à la peau. «Nos revendications ne sont pas basées sur un conflit. Le gouvernement ne sera pas élu pour une seule raison. Il doit être complet. On veut donc entendre les partis sur d’autres sujets qui nous tiennent à coeur», dit Martine Desjardins.
Parmi leurs exigences : le gel des droits de scolarité, l’abolition de la nouvelle contribution santé, la lutte aux changements climatiques, et la réduction de la consommation en eau.
Alors que plusieurs associations étudiantes statueront sur la poursuite de la grève cette semaine, le professeur de philosophie à l’Université de Montréal Michel Seymour croit «qu’il ne faut pas faire comme s’il n’y avait pas de conflit, mais plutôt mettre en évidence le côté manipulateur du premier ministre» qui déclenche le scrutin dans un contexte de crise. «C’est faire le jeu du gouvernement que de rentrer en classe», ajoute-t-il.
Si les étudiants décident démocratiquement de retourner sur les bancs d’école, le professeur de mathématique au Collège de Rosemont Paul Dumais explique que les enseignants donneront «les meilleurs cours possibles», car ils sont là pour accompagner leurs décisions. «Nous allons agir en conformité avec nos principes et nos valeurs, car mieux vaut désobéir à une loi injuste», ajoute son collègue du cégep Saint-Laurent, Mathieu Teasdale.
http://www.ledevoir.com/societe/education/356170/conflit-etudiant-des-professeurs-denoncent-la-loi-12

